Archive pour le 16 février 2008

Curnonsky

Curnonsky – Prince des Gastronomes

Maurice-Edmond SAILLAND
dit
CURNONSKY
1872 – 1956

Prince des gastrnomes.

Maurice-Edmond Sailland dit « Curnonsky » est né à Angers, 10 avenue de Contades, le 12 octobre 1872. L’imprudence d’un médecin tue sa mère moins d’un mois après sa naissance… Le père reste marqué. Il finit par délaisser sa distillerie et son associé Drillon pour disparaître avec sa maîtresse, vers 1883. Le jeune Sailland est élevé par sa « bonne grand-mère », Alphonsine Mazeran, née Bouchard.

De sa grand-mère, fine lettrée qui lui lit toute la « Comédie humaine » de Balzac, et de ses professeurs à l’externat Saint-Maurille, Maurice Sailland tient toute son éducation, et surtout ce goût pour la littérature. Il entame des études de lettres à Paris, mais préfère bientôt entrer dans le journalisme humoristique et aux « ateliers de Willy » en 1895.

C’est Alphone Allais qui lui aurait conseillé de prendre un pseudonyme « un nom en sky » puisque la mode était à la Russie.

Dans le domaine de la « réclame », il forge nombre de slogans qui font la fortune de grandes marques commerciales. C’est lui qui baptise du nom de « Bibendum » le bonhomme en pneus de Michelin. A une firme qui lui demandait un slogan pour vanter la margarine, il envoie cette phrase lapidaire: « rien ne vaut le beurre ».

Doyen des chroniqueurs gastronomiques, il s’occupe à partir de 1919 de remettre en honneur les cuisines régionales et de promouvoir « la sainte alliance du tourisme et de la gastronomie ». Avec son ami Marcel Rouff, il sillonne les provinces de France.

En 1928, Curnonsky fonde avec quelques amis l’Académie des gastronomes, dotée des mêmes statuts que l’Académie française. Sa popularité lui vaut, grâce à l’appui des Angevins de Paris menés par Henry Coutant, d’être élu en 1927 « Prince des gastronomes ».

En 1947, il crée la revue « Cuisine et Vins de France », qui paraît toujours. Pour son quatre-vingtième anniversaire, quatre-vingt restaurateurs marquent sa place dans leur établissement et l’invitent à vie. Il décède d’un malaise, basculant par la fenêtre très basse de son appartement le 22 juillet 1956, à Paris.

 Source:extrait de Sylvain Bertoldi
Conservateur des Archives d’Angers
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