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Archive pour le 17 septembre 2010

Talleyrand, le Château, le Cloître …

 

Charles Maurice de Talleyrand Périgord, prince de Bénévent, célèbre homme d’état et diplomate, né à Paris le 13 février 1754, mort dans la même ville le 17 mai 1838, peut-être compté parmi les grands gastronomes.
Dans les périodes où il fut un personnage bien en cour, le luxe de sa table et la magnificence de ses repas étaient célèbres. En 1801, Talleyrand, alors ministre de Napoléon 1er, acheta par prête-nom le domaine du château Haut-Brion pour satisfaire son besoin inné de la spéculation, 255.000 francs revendu en juin 1804, pour 300.000 francs. Des vins qu’il faisait servir à sa table pour accompagner la cuisine de son illustre chef (pendant 12 ans) Antonin Carême lui-même,  « le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers ».

Forteresse de la fin du XVIe siècle, d’une superficie de 33 hectares 2 ares,

 le château des Talleyrand-Périgord était stratégiquement très important aux confins de la Saintonge, du Périgord et de l’Angoumois.

 On pénètre dans la cour d ‘honneur par un pont-levis, un des rares encore en fonction en France. 

 Un très vieux puit est creusé, il peut contenir une grande superficie d’eau.

 Le corps principal du logis, flanqué de pavillons en saillie, surprend par sa façade austère,très XVIIe siècle, et par ses hauts toits d’ardoise, rares en Charente.    

Au sud-ouest une tour carrée du XIVe siècle fait apprécier ses mâchicoulis. 

On y compte 12 chambres, 6 salons/salles à manger,
une chapelle, un plafond peint du XVIII ème siècle
et un escalier monumental.

Le Château de Chalais, en Charente, fut la demeure de la famille des Talleyrand-Périgord, princes de Chalais du début du 14ème siècle jusqu’en 1883 . Si l’image de ce château demeure encore vivante de nos jours, on le doit à Charles-Maurice de Talleyrand Périgord qui y passa trois années de sa vie, de 1758 à 1760, auprès de son arrière-grand’mère, la princesse de Chalais, cette petite fille de Colbert qu’il admirait profondément.

A deux pas, on peut apercevoir du pont-levis du château
l’église Saint-Martial, le cloître.

  L’église Saint-Martial date du XIIe siècle. Elle a été endommagée lors des Guerres de religion. Elle fut restaurée par Françoise de Montluc après la mort de son fils Henri, décapité à Nantes, en 1626, pour avoir conspiré contre le Cardinal de Richelieu.

 La façade de l’église est classée Monument Historique. Le portail polylobé est issu d’une tradition mauresque importée d’Espagne par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Il est entouré de deux arcades aveugles décorées par des tympans sculptés en haut-relief. 

 Le cloître son origine remonte au XIIIe siècle. Il s’agissait à l’époque d’un prieuré qui dépendait de la très importante abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges. Détruit pendant les Guerres de religion, il a été reconstruit, comme l’église, par Françoise de Montluc. Elle fit appel aux Ermites des Augustins de Bordeaux qui, par traité signé le 17 mai 1629, prirent possession du lieu et y restèrent jusqu’en 1791, date à laquelle le cloître est devenu Bien National.

En 1853, le dernier Prince de Chalais, Élie- Roger- Louis, acheta le cloître pour le transformer en maison d ‘ éducation, dirigée par des religieux. En 1906, après la séparation de l’Église et de l’État qui obligea les frères à partir, le bâtiment fut transformé en appartements. Restauré en 1996, il accueille de nos jours des manifestations (expositions, concerts…).

 Le château, l’église, le cloître ouverts au public les 18 et 19 septembre 2010. 

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