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Talleyrand, le Château, le Cloître …

 

Charles Maurice de Talleyrand Périgord, prince de Bénévent, célèbre homme d’état et diplomate, né à Paris le 13 février 1754, mort dans la même ville le 17 mai 1838, peut-être compté parmi les grands gastronomes.
Dans les périodes où il fut un personnage bien en cour, le luxe de sa table et la magnificence de ses repas étaient célèbres. En 1801, Talleyrand, alors ministre de Napoléon 1er, acheta par prête-nom le domaine du château Haut-Brion pour satisfaire son besoin inné de la spéculation, 255.000 francs revendu en juin 1804, pour 300.000 francs. Des vins qu’il faisait servir à sa table pour accompagner la cuisine de son illustre chef (pendant 12 ans) Antonin Carême lui-même,  « le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers ».

Forteresse de la fin du XVIe siècle, d’une superficie de 33 hectares 2 ares,

 le château des Talleyrand-Périgord était stratégiquement très important aux confins de la Saintonge, du Périgord et de l’Angoumois.

 On pénètre dans la cour d ‘honneur par un pont-levis, un des rares encore en fonction en France. 

 Un très vieux puit est creusé, il peut contenir une grande superficie d’eau.

 Le corps principal du logis, flanqué de pavillons en saillie, surprend par sa façade austère,très XVIIe siècle, et par ses hauts toits d’ardoise, rares en Charente.    

Au sud-ouest une tour carrée du XIVe siècle fait apprécier ses mâchicoulis. 

On y compte 12 chambres, 6 salons/salles à manger,
une chapelle, un plafond peint du XVIII ème siècle
et un escalier monumental.

Le Château de Chalais, en Charente, fut la demeure de la famille des Talleyrand-Périgord, princes de Chalais du début du 14ème siècle jusqu’en 1883 . Si l’image de ce château demeure encore vivante de nos jours, on le doit à Charles-Maurice de Talleyrand Périgord qui y passa trois années de sa vie, de 1758 à 1760, auprès de son arrière-grand’mère, la princesse de Chalais, cette petite fille de Colbert qu’il admirait profondément.

A deux pas, on peut apercevoir du pont-levis du château
l’église Saint-Martial, le cloître.

  L’église Saint-Martial date du XIIe siècle. Elle a été endommagée lors des Guerres de religion. Elle fut restaurée par Françoise de Montluc après la mort de son fils Henri, décapité à Nantes, en 1626, pour avoir conspiré contre le Cardinal de Richelieu.

 La façade de l’église est classée Monument Historique. Le portail polylobé est issu d’une tradition mauresque importée d’Espagne par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Il est entouré de deux arcades aveugles décorées par des tympans sculptés en haut-relief. 

 Le cloître son origine remonte au XIIIe siècle. Il s’agissait à l’époque d’un prieuré qui dépendait de la très importante abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges. Détruit pendant les Guerres de religion, il a été reconstruit, comme l’église, par Françoise de Montluc. Elle fit appel aux Ermites des Augustins de Bordeaux qui, par traité signé le 17 mai 1629, prirent possession du lieu et y restèrent jusqu’en 1791, date à laquelle le cloître est devenu Bien National.

En 1853, le dernier Prince de Chalais, Élie- Roger- Louis, acheta le cloître pour le transformer en maison d ‘ éducation, dirigée par des religieux. En 1906, après la séparation de l’Église et de l’État qui obligea les frères à partir, le bâtiment fut transformé en appartements. Restauré en 1996, il accueille de nos jours des manifestations (expositions, concerts…).

 Le château, l’église, le cloître ouverts au public les 18 et 19 septembre 2010. 

Chenonceau en Hélico

Survol du château de chenonceau en hélicoptère
à 420 m de hauteur et  210 km/h
Durée 10 mn 
  

 A bord d’un Ecureuil AS 350   

  5 passagers + 1 pilote
Puissance 750 cv
Consommation de kérosèene 165 l/h
Vitesse Max. 287 km/h
Vitesse de croisière 220 km/h
Altitude Max. 6000 m/M 
  

 Au départ de l’aéroport d’Amboise-Dierre
(entre la Croix-en-Touraine et Saint-Martin-le-Beau) 
  

 Attachez vos ceintures, c’est parti !!!   

Bléré

  Voici Bléré 

 
 Nous passons au-dessus de Civray-de-Touraine   

 on commence à apercevoir le château   

   

   

  c’est pas beau ça !!!   

  

Le Château du Plessis-Bourré

Maine-et-Loire 49
Ecuillé
à 22 km d’Angers → 127 km de Tours → 292 km de Paris

 

Le château du Plessis-Bourré

Construit d’un seul jet entre 1468 et 1472 pour le trésorier de Louis XI, Jean Bourré, ce château de  » conte de fées » est aujourd’hui encore tel que son constructeur l’a voulu, c’est à dire comme une demeure princière. Il reste avant tout une forteresse, avec ses importantes douves, son « boulevard », ses tours, ses doubles pont-levis (encore en état de marche). Agréable demeure Renaissance, ses larges fenêtres à meneaux entourent une grande cour bordée d’un promenoire à arcades.

Le Château de Saumur

Maine-et-Loire 49
à 67 km d’Angers et de Tours → 320 km de Paris

 

Le Château de Saumur

Possession des Plantagenêts pendant le XIIe siècle, forteresse à l’époque du roi Saint-Louis, château de plaisance pendant la 2e moitié du XIVe siècle, il devient le lieu de résidence des gouverneurs de la ville après 1480.

En 1580, il est habité par un proche du futur roi henri IV, Philippe Duplessis-Mornay, protestant convaincu. Celui-ci fait édifier la fortification qui entoure aujourd’hui encore le château.

Manoir du Clos Lucé

 

Le Manoir du Clos Lucé demeure de Léonard de Vinci

Cette maison de briques roses fut bâtie par Hugues d’Amboise sur des fondations gallo-romaines , sous le règne de Louis XI (entre 1107 et 1115).

Le domaine, qui s’appelait alors le Manoir du Cloux, était entouré de fortifications, dont il reste aujourd’hui la tour de guet. Au fond du parc un colombier, resté intact, qui pouvait abriter 500 pigeons.

le pigeonnier

Acheté par Charles VIII le 2 juillet 1490, le château devint domaine royal. Il le resta pendant deux siècles. Alors que la Cour royale résidait en Val de Loire au Château d’Amboise, le Manoir du Cloux faisait office de résidence secondaire . Charles VIII y fit construire la chapelle pour la reine Anne de Bretagne qui pleurait ses enfants morts en bas âge.

Plus tard, le jeune Duc d’Angoulême, futur François Ier, organisa des jeux guerriers dans les jardins du Clos Lucé. Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, y écrivit les premiers contes érotiques de « l’Heptaméron ».

C’est François Ier qui fit venir Léonard de Vinci en 1516 et l’installa au Clos Lucé où il y vécut et y s’éteignit le 2 mai 1519 à l’âge de 67 ans. (Source Clos Lucé)

Le Château de Baugé

Maine-et-Loire 49
à 42 km d’Angers →  68 km de Tours → 276 km de Paris

 

Le château de Baugé

Construit par le roi René de 1454 à 1465, au même emplacement que la forteresse de Foulques Nerra, le bâtiment n’a pas été pensé comme édifice militaire. Il s’agit d’une maison de plaisance, c’était un relais de chasse pour le roi René et une de ses résidences préférées car c’est la seule qu’il ait fait construire.
De style pré-renaissance, cet ensemble architectural du XVe siècle allie simplicité, élégance et charme .
A partir du XIXe siècle, il a été occupé par : la sous-préfecture, le tribunal, un théatre, le musée, la caserne des pompiers et la mairie… ouf! aujourd’hui par l’office de Tourisme du Baugeois.
 

Forteresse de Foulques Nerra XIe siècle

 

Cette maquette représente la forteresse construite par Foulques III Nerra (Foulques le noir) comte d’Anjou vers 1015 – 1025 sur l’emplacement de actuelle place de l’Europe et face au château.

Le Château de Langeais

Indre et Loire 37
Langeais
à 25 km de Tours → 89 km de Blois → 100 km d’Angers → 140 km d’Orléans → 262 km de Paris

 

Le château de Langeais

Le Château de Langeais , situé en Indre-et-Loire, était au départ une forteresse médiévale édifiée à la fin du Xe  siècle par Foulques Nerra, sur un promontoire rocheux surplombant le Val de Loire . Sous la domination de la dynastie anglaise des Plantagenêts, le château est agrandi par Richard Cœur de Lion. Philippe Auguste le reconquiert en 1206, puis il est détruit par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Du bâtiment de cette époque subsiste une façade de la tour principale, appelée « donjon de Foulques Nerra ». Il est actuellement considéré comme étant la plus ancienne forteresse en pierre construite sur le sol français.

En 1465, Louis XI ordonne la reconstruction du château, en contrebas des vestiges de l’ancien édifice; les travaux seront menés sous la direction de Jean Bourré, trésorier de France et ami du roi. Le château de Langeais sera achevé en 1469. Très bien conservé et peu remanié, il est un bel exemple d’architecture de la fin de la période médiévale, caractérisé par son pont levis, ses hautes toitures, ses mâchicoulis, son chemin de ronde et ses cheminées monumentales finement sculptées; Langeais est en fait à la charnière entre Moyen-Âge et Renaissance, sa façade ouest, côté jardin, offrant un tout autre visage, marqué par des décorations de type renaissance.

Jusqu’au règne de Louis XIII, le domaine de Langeais reste la propriété de la couronne de France, qui le prête parfois à titre d’indemnisation ou de récompense. Il appartient ensuite à différente familles, jusqu’à son acquisition en 1886 par l’homme d’affaires Jacques Siegfried, qui le restaure et le meuble avant de le céder à l’ Institut de France en 1904.

Le 6 décembre 1491, Anne, duchesse de Bretagne, âgée de 14 ans, épouse à Langeais le roi de France Charles VIII. Anne, arrivée secrètement dans la nuit, revêt sa robe de drap d’or garnie de cent soixante peaux de zibeline. Le mariage est célébré à sept heures du matin. (source Wikipédia)

Le château de Montsoreau

Maine-et-Loire 49
à 15 km de Saumur → 58 km de Tours → 75 km d’Angers → 293 km de Paris

 

 

Le Château de Montsoreau

Situé entre Saumur et chinon, qui inspira le roman d’Alexandre Dumas << La Dame de Montsoreau >> après avoir été, au Moyen-âge, un point stratégique militaire et un octroi sur le fleuve, à la Renaissance, l’une des premières demeures de plaisance construites au bord de la Loire -en 1455- et au 19e siècle, un ensemble de logements et d’entrepôts, le château de Montsoreau est aujourd’hui classé monument historique.

Sa situation est exceptionnelle : sentinelle à la confluence entre Loire et Vienne, il est au carrefour de l’Anjou, du Poitou et de la Touraine. Contrairement aux autres châteaux ligériens, Montsoreau est construit sur le fleuve, qui baignait, à l’époque, ses douves.

Propriétaire du château depuis 1913, le Conseil Général du Maine et Loire a entrepris de le rénover en 1994.

Les premiers travaux ont permis de retrouver, enfouis dans le sol, quelques vestiges du château du 11e siècle, les latrines du 15e siècle et les douves, autrefois remplies par la Loire.

Le Château d’Angers

Maine-et-Loire 49
à 90 km de Nantes → 125 km de Tours → 295 km de Paris
 

  

 

Le château d’Angers du bon Roi René 


 » Le plus grand château fort de France« 
 

Au IXe siècle, la menace des Normands amène le comte d’Anjou à installer un poste d’alerte sur le promontoire rocheux dominant la Maine. Lui succédant trois siècles plus tard, la dynastie angevine des Plantagenêts étend ses possessions et règne des Pyrénées à l’Ecosse.
Au XIIIe siècle, sous la régence de Blanche de Castille, Saint-Louis fait édifier la forteresse pour y concentrer les troupes royales. Les remparts massifs construits de 1230 à 1240 ont une circonférence de près d’un kilomètre de long et sont flanqués de 17 tours.
Aux XIVe et XVe siècles, les ducs d’Anjou Louis Ier, Louis II et le roi René (duc d’Anjou et de Lorraine, comte de Provence, roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem), princes éclairés et amateurs d’art, développent au château une vie de cour d’une grande renommée. Leurs nombreux séjours à Naples vont influencer leur art de vivre et leur conception de l’architecture.
A la fin du XVIe siècle, le contexte des guerres de Religion redonne au château son rôle défensif de forteresse royale. Les toits des tours et des remparts sont arasés sur ordre d’Henri III, dans l’éventualité d’une attaque des protestants, permettant d’adapter la fortification aux progrès de l’artillerie (ajout de canons).
 

— La tenture de l’Apocalyspe est commandée en 1373 par Louis Ier, duc d’Anjou, frère du roi de France. Réalisée par le tapissier parisien Nicolas Bataille, exceptionnelle par ses qualités stylistiques et techniques, elle l’est aussi par ses dimensions : 103 mètres de longueur, 4,50 mètres de hauteur et 70 scènes. C’est la plus ancienne tapisserie conservée de cette importance au monde. 

 

  

 Chronologie du Roi René
• 1409 Naissance du Roi René à Angers
• 1420 René épouse Isabelle de Lorraine, fille du Duc de Lorraine Charles II. Il a 11 ans, elle en a 10.
• 1429 René assiste au sacre de charles VII, son beau-frère, à Reims. il accompagne Jeanne d’Arc auprès du Roi. Elle le reconnaît comme étant un << parfait chevalier >>.
• 1434 Décès de son frère Louis III d’Anjou, René devient Duc d’Anjou.
• 1453 Décès de son épouse Isabelle de Lorraine.
• 1454 Second mariage de René avec Jeanne de Laval, il entreprend la construction du
château de Beaugé• 1471 René quitte l’Anjou car son neveu le Roi Louis XI a annexé le duché. René s’installe dans son comté en provence.
• 1480 Décès du Roi René à Aix en Provence.

XIIe siècle : la ville est un grand foyer artistique de << l’empire>> Plantagenêt, dont témoigne l’hôtel-Dieu Saint-Jean, le plus vaste ensemble hospitalier médiéval conservé. Fondé en 1175 par Etienne de Marsay, sénéchal du roi d’Angleterre Henri II de Plantagenêt qui dote richement l’hôpital.
Les bâtiments sont ensuite transformés en musée archéologique, dont il reste quelques éléments dans le jardin.

 

Léonard de Vinci

 
Autoportrait de Léonard, par Marie-Charlotte

 

A Amboise, sur l’ile d’or, la statue de Léonard de Vinci contemple la Loire et le Château.


La Joconde, le tableau le plus célèbre au monde

Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci) peintre , sculpteur , orfèvre , musicien , architecte , physicien , astronome , savant , géologue , géomètre , anatomiste , botaniste , alchimiste , inventeur visionnaire , ingénieur mécanicien et militaire , horloger , urbaniste , et homme de science de génie italien multidisciplinaire et ultra prolifique.
Homme d’esprit universel , à la fois artiste , scientifique , inventeur et philosophe humaniste , Léonard de Vinci incarne l’esprit universaliste de la Renaissance dont il fut un des symboles majeurs et demeure l’un des plus grands hommes de cette époque.
1452 — le 15 avril, Léonard nait d’une relation amoureuse illégitime entre son père, Ser Piero da Vinci , notaire de la république d’une riche famille de notables italiens , et sa mère, Catharina, une humble fille de paysans, dans le petit village Toscan d’Anchiano à 2 km du village de Vinci.
(Il naît le 15 avril du calendrier Julien , l’année où l’ Italie adopte le calendrier Grégorien).
À cette époque les conventions d’appellation modernes ne se sont pas encore développées en Europe. Seules les grandes familles font usage du nom de leur « tribu ». L’homme du peuple est désigné par son prénom auquel on adjoint toute précision utile : le nom du père, le lieu d’origine, un surnom (Botticelli), le nom du maître pour un artisan (Andrea del Verrocchio), etc. Par conséquent, le nom de l’artiste est Leonardo di ser Piero da Vinci , ce qui signifie Leonardo, fils de maître Piero, de Vinci . Léonard lui-même signe simplement ses travaux Leonardo ou Io, Leonardo (Moi, Leonardo). La plupart des autorités rapportent donc ses travaux en tant que Leonardo sans le da Vinci . Vraisemblablement il n’emploie pas le nom de son père parce qu’il est un enfant illégitime.
Leonard vit misérablement avec sa mère Catherina.
1457 — Il a 5 ans quand sa mère se marie avec un paysan d’Anchiano. Il est alors admis dans la maison de la famille de son père, du village de Vinci , qui, entre temps, a épousé une jeune fille de bonne famille, âgée de seize ans, Donna Albiera Amadori. Celle-ci sans enfant reporte toute son affection sur Léonard, mais elle meurt très jeune à l’âge de 24 ans en 1465 alors que Léonard à 13 ans. Il fut considéré comme faisant partie de la famille de riche notable de son père mais ne fut jamais légitimé par ce père qui se maria quatre fois et lui donna dix frères et deux sœurs légitimes venus après lui.
1466 — Léonard a 14 ans et sa famille recomposée s’installe à Florence . Le jeune Léonard est proche de la nature, qu’il observe avec une vive curiosité, et s’intéresse à tout. Il dessine déjà des caricatures et écrit à l’envers (écriture en miroir) en dialecte Toscan. Giorgio Vasari , dans sa biographie de Léonard, raconte une anecdote sur les premiers pas dans la carrière artistique de celui qui allait devenir un des plus grands peintres de la Renaissance . Un jour, le père de Léonard, Ser Piero, « prit plusieurs de ses dessins et les soumit à son ami Andrea del Verrocchio qu’il pria instamment de lui dire si Léonard, s’il devait se consacrer à l’art du dessin, pourrait parvenir à quelque chose en cette matière. Andrea s’étonna forts des débuts extraordinaires de Léonard et exhorta Ser Piero à lui permettre de choisir ce métier, sur quoi Ser Piero résolut que Léonard entrerait à l’atelier d’Andrea. Léonard ne se fit pas prier deux fois ; non content d’exercer ce métier, il exerça ensuite tous ceux qui se rattachent à l’art du dessin. » C’est ainsi que Léonard fut placé comme élève apprenti dans un des plus prestigieux ateliers d’art de la Renaissance de Florence sous le patronage d’Andrea del Verrocchio à qui il doit sa formation polytechnique d’excellence, où il côtoya d’autres artistes comme Sandro Botticelli , Pérugin et Domenico Ghirlandaio . Verrocchio était un artiste renommé polytechnique et très éclectique : orfèvre de formation, peintre et sculpteur qui a travaillé pour le riche mécène Laurent de Médicis . Après un an passé au nettoyage des pinceaux et autres petits travaux, Verrocchio initie Léonard à la préparation des couleurs, la décoration, la gravure, la peinture des fresques ainsi qu’à la sculpture sur marbre et sur bronze , puis il confie à son élève qu’il trouve exceptionnel le soin privilégié de terminer ses tableaux. Il n’y a pas d’œuvres de Léonard connues pendant cette période.
1472 — A l’âge de 20 ans, il est enregistré dans le Livre Rouge de la compagnie de St Luc , célèbre guide des artistes peintres de Florence , le Campagnia de Pittori . Sa carrière de peintre débute par des œuvres immédiatement remarquables telles que La vierge à l’œillet , ou L’Annonciation (1473). Il améliore la technique du sfumato (impression de brume) à un point de raffinement jamais atteint avant lui.
1476 — Il est toujours mentionné comme assistant de Verrocchio, mais on suppose qu’entre 1476 et 1478 il possédait aussi son propre atelier car pendant cette période il reçut deux commandes personnelles. Il peint son premier tableau, La madone à l’œillet , et entre, la même année, dans l’atelier de Paolo Ucello , où il étudie la perspective.
1478 — A 26 ans, il quitte son maître après avoir brillamment dépassé celui-ci dans toutes les disciplines. Léonard de Vinci devient alors maître peintre indépendant.
1481 — Le monastère de San Donato lui commande L’Adoration des Mages , mais Léonard, vexé de ne pas être choisi par le Pape Sixte IV pour la décoration de la chapelle Sixtine du Vatican à Rome où il est en concurrence avec Michel Ange , ne terminera jamais ce tableau et quitte Florence pour aller à Milan travailler pour le mécène et Duc de Milan Ludovic Sforza.
Ce dernier l’emploi à des tâches diverses. L’artiste est ainsi « ordonnateur de fêtes et spectacles aux décors somptueux » du palais et invente des machines de théâtre qui émerveillent le public, il peint plusieurs portraits de la cour milanaise et entreprend des études pour rendre navigable le canal de la Martezana.
1483 — Il commence à peindre l’un de ses chefs-d’œuvre les plus admirés : La Vierge aux rochers , pour la chapelle San Francesco Grande. C’est aussi à cette époque qu’il réfléchit à des projets techniques et militaires. Il améliore les horloges , le métier à tisser , les grues … Il étudie aussi l’ urbanisme et propose des plans de cités idéales .
1490 — Vers cette date, il crée une académie portant son nom où il enseigne pendant quelques années son savoir tout en notant ses recherches dans de petits traités. Au cours de cette période, il fait des études pour « Il Cavallo », une statue équestre géante de cheval cabré montée par Francesco Sforza (le père du duc de Milan), une prouesse technique pour l’époque, mais cette sculpture ne sera jamais coulée en bronze.
1495 — Les Dominicains du monastère de Sainte-Marie-des-Grâces lui commandent La Cène qu’il peint à fresque sur le mur du réfectoire du couvent et en 1498 , il réalise le plafond du palais Sforza .
1499 — Les troupes de Louis XII prennent le Duché de Milan et destitue le Duc Ludovic Sforza . Sa statue équestre cabrée est détruite. Louis XII veut découper le mur représentant la Cène pour l’emporter en France.
1500 — En mars il est à Venise pour deux mois après avoir séjourné à Mantoue en compagnie du moine scientifique Luca Pacioli où il fut fortement remarqué pour un portrait d’ Isabelle d’Este (Louvre cabinet des dessins). Fin Avril il est de retour à Florence . Au cours de son séjour sur les bords de la mer Adriatique il étudie les défenses de la frontière orientale de la Sérénissime contre une éventuelle attaque des turcs .
1501 — Séjour dans le couvent de la Santissima Annunziata il reçoit la consécration pour l’esquisse préparatoire représentant La Vierge et sainte Anne . Bref séjour à Rome à la Villa Tivoli pour l’étude des Antiques, réalisation pour le puissant secrétaire d’état de Louis XII , Florimond Robertet , d’une Vierge au fuseau, aujourd’hui disparue.
1502 — Appelé par le prince César Borgia , duc de Valentinois , avec le titre de « capitaine et ingénieur général » il séjourne dans les Marches et la Romagne pour inspecter les forteresses et territoires nouvellement conquis par le fils du Pape Alexandre VI . Rencontre avec Nicolas Machiavel « espion » de Florence au service de César Borgia . 1503 – 1506 Installation au couvent Santa Maria Novella, nouvel atelier du peintre pour le carton de la Bataille d’Anghiari .
1504 — Léonard est consulté par la Seigneurie pour l’emplacement du David de Michel-Ange , son avis s’oppose à celui du « divin », ce dernier obtient gain de cause. Son père décède et Léonard est écarté de l’héritage par son illégitimité. Louis XII sollicite Florence , ou De Vinci réalise des études anatomiques et tente de classer ses innombrables notes, pour que le maître revienne à Milan . Si la Joconde est Mona Lisa del Giocondo, rien n’est moins sûr, début des séances de pose.
1505 — Étude sur le vol des oiseaux , rédaction du codex de Turin.
1506 — Le gouvernement de Florence lui permet de rejoindre le gouverneur Français de Milan Charles d’Amboise , qui le retient auprès de lui malgré les protestations de la Seigneurie.
1507 — Le peintre devient l’héritier de son oncle Francesco, mais ses neveux entament une procédure pour casser le testament . Louis XII est à Milan et Léonard est de nouveau l’ordonnateur des fêtes données dans la capitale lombarde .
1508 — Début de la conception de la Sainte Anne, aujourd’hui au Louvre
1511 — Mort du gouverneur Charles d’Amboise. La France perd et quitte le Milanais après la bataille de Ravenne.
1513 — En septembre, Léonard de Vinci part pour Rome travailler pour le Pape Léon X , de la riche et puissante famille des Médicis .
1514 — Série des « Déluges » une réponse partielle à la version offerte par Michel-Ange , dans la chapelle Sixtine . Projet d’assèchement des marais Pontins , appartenant au duc Julien de Médicis .
1515 — En septembre, le nouveau roi de France François 1er reconquiert le Milanais par la Bataille de Marignan. En novembre il se penche sur un nouveau projet d’aménagement du quartier Médicis à Florence. En décembre rencontre à Bologne avec le roi François 1er .
1516 — Il part travailler en France avec son assistant artiste peintre Francesco Melzi où son nouveau mécène et protecteur, le roi de France François I er l’installe au Clos Lucé près d’ Amboise (Indre-et-Loire) en tant que « premier peintre, ingénieur et architecte du roi ». François I er est fasciné par Léonard de Vinci et le considère comme un père. Projet de construction d’un nouveau palais à Romorantin avec détournement d’un fleuve dans la Sauldre.
1519 — Le 2 mai , après avoir fait son testement le 23 avril devant le notaire d’Amboise, malade depuis de longs mois, Leonard de Vinci est emporté par la maladie au Clos Lucé à l’âge de 67 ans. Vasari, son premier biographe, prétend qu’il est mort dans les bras de François I er mais cela est contesté. Sa tombe est située à la chapelle Saint-Hubert , dans l’enceinte du château d’Amboise .
Léonard de Vinci, toute sa vie célibataire et abstinent, n’ayant jamais eu ni femme ni enfant, lègua l’ensemble de son œuvre considérable pour les faire publier. Ses manuscrits, carnets, documents et instruments furent offerts à son disciple préféré, Francesco Melzi . Melzi est son élève depuis l’âge de 10 ans. Après l’avoir accompagné en France, il resta près de Léonard de Vinci jusqu’à son décès et géra son héritage pendant les 50 années suivant la mort de son maître. De nombreuses peintures (parmi lesquelles la Joconde , la Vierge, l’Enfant et Sainte Anne, le S. Gerolamo…), qui se trouvaient encore en sa possession dans son atelier, furent transmises à un autre élève et disciple très apprécié par de Vinci, Giacomo Caprotti , aussi appelé Salai, entré à son service à l’âge de 15 ans. Les autres biens de de Vinci furent remis à ses serviteurs.
1570 — Décès de Francesco Melzi qui a conservé son héritage toute sa vie sans le publier. À cette date commence la dispersion et la perte des deux tiers des 50 000 documents originaux multi-disciplinaires rédigés en vieux toscan, crypté par Léonard de Vinci. Chaque carnet, manuscrit, page, croquis, dessin, texte, note, etc. est considéré comme une œuvre d’art à part entière. Il ne resterait que 13 000 documents environ, dont une majeure partie est archivée au Vatican . (source Wikipédia)

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