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Un Chef dans ta Cuisine

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portraits talleyrand 002 2 210x300 Talleyrand, le Château, le Cloître ... 

Charles Maurice de Talleyrand Périgord, prince de Bénévent, célèbre homme d’état et diplomate, né à Paris le 13 février 1754, mort dans la même ville le 17 mai 1838, peut-être compté parmi les grands gastronomes.
Dans les périodes où il fut un personnage bien en cour, le luxe de sa table et la magnificence de ses repas étaient célèbres. En 1801, Talleyrand, alors ministre de Napoléon 1er, acheta par prête-nom le domaine du château Haut-Brion pour satisfaire son besoin inné de la spéculation, 255.000 francs revendu en juin 1804, pour 300.000 francs. Des vins qu’il faisait servir à sa table pour accompagner la cuisine de son illustre chef (pendant 12 ans) Antonin Carême lui-même,  « le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers ».

chateau talleyrand périgord 2 300x219 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

Forteresse de la fin du XVIe siècle, d’une superficie de 33 hectares 2 ares,

chateau talleyrand Périgord 300x200 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

 le château des Talleyrand-Périgord était stratégiquement très important aux confins de la Saintonge, du Périgord et de l’Angoumois.

Image 318 337x450 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

 On pénètre dans la cour d ‘honneur par un pont-levis, un des rares encore en fonction en France. 

entrée clients 300x200 Talleyrand, le Château, le Cloître ...puits 300x114 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

 Un très vieux puit est creusé, il peut contenir une grande superficie d’eau.

Image 1001 300x199 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

 Le corps principal du logis, flanqué de pavillons en saillie, surprend par sa façade austère,très XVIIe siècle, et par ses hauts toits d’ardoise, rares en Charente.    

Image 995 199x300 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

Au sud-ouest une tour carrée du XIVe siècle fait apprécier ses mâchicoulis. 

Image 993 300x171 Talleyrand, le Château, le Cloître ...

On y compte 12 chambres, 6 salons/salles à manger,
une chapelle, un plafond peint du XVIII ème siècle
et un escalier monumental.

Le Château de Chalais, en Charente, fut la demeure de la famille des Talleyrand-Périgord, princes de Chalais du début du 14ème siècle jusqu’en 1883 . Si l’image de ce château demeure encore vivante de nos jours, on le doit à Charles-Maurice de Talleyrand Périgord qui y passa trois années de sa vie, de 1758 à 1760, auprès de son arrière-grand’mère, la princesse de Chalais, cette petite fille de Colbert qu’il admirait profondément.

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A deux pas, on peut apercevoir du pont-levis du château
l’église Saint-Martial, le cloître.

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  L’église Saint-Martial date du XIIe siècle. Elle a été endommagée lors des Guerres de religion. Elle fut restaurée par Françoise de Montluc après la mort de son fils Henri, décapité à Nantes, en 1626, pour avoir conspiré contre le Cardinal de Richelieu.

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 La façade de l’église est classée Monument Historique. Le portail polylobé est issu d’une tradition mauresque importée d’Espagne par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Il est entouré de deux arcades aveugles décorées par des tympans sculptés en haut-relief. 

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 Le cloître son origine remonte au XIIIe siècle. Il s’agissait à l’époque d’un prieuré qui dépendait de la très importante abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges. Détruit pendant les Guerres de religion, il a été reconstruit, comme l’église, par Françoise de Montluc. Elle fit appel aux Ermites des Augustins de Bordeaux qui, par traité signé le 17 mai 1629, prirent possession du lieu et y restèrent jusqu’en 1791, date à laquelle le cloître est devenu Bien National.

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En 1853, le dernier Prince de Chalais, Élie- Roger- Louis, acheta le cloître pour le transformer en maison d ‘ éducation, dirigée par des religieux. En 1906, après la séparation de l’Église et de l’État qui obligea les frères à partir, le bâtiment fut transformé en appartements. Restauré en 1996, il accueille de nos jours des manifestations (expositions, concerts…).

 Le château, l’église, le cloître ouverts au public les 18 et 19 septembre 2010. 

Sculpteur du 19e siècle
Angers 49

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David d’Angers
1788 – 1856

Jean-Pierre David est né à Angers le 12 mars 1788. Issu d’une famille d’artisans, il est d’un milieu modeste. C’est probablement son père, ébéniste d’art et sculpteur sur bois, chez qui il est apprenti, qui lui inculque les
premiers rudiments de son métier de sculpteur.En 1800 – 1804, son talent est remarqué par son maître Delusse, professeur de dessin. Sur ses encouragements, le jeune David quitte son foyer familial, contre l’avis paternel, et part pour Paris en 1807. Il suit des cours chez le sculpteur Roland et des leçons d’anatomie médicale avec Béclard. L’attribution d’une bourse annuelle de la ville d’Angers lui permet de se consacrer entièrement à ses études. Comme tout ensuite désireux de se consacrer à une carrière publique, David se présente, une première fois au prix de Rome où il est classé second, en 1810, il obtient le prix de Rome en 1811. Ses envois aux différents Salons sont remarqués et affirment définitivement sa notoriété, non seulement en France mais également dans toute l’Europe, dans la première moitié du 19e siècle.

A l’origine du renouveau de la sculpture.

David d’Angers apporte de nombreuses innovations au travail de la sculpture. Il s’engage dans le choix de postures souvent dynamiques. Il contribue au renouvellement de la sculpture funéraire notamment la figure de douleur. Sa particularité la plus marquante est dans la hiérarchie qu’il instaure dans son propre travail. Les  » gloires disparues » peuvent prétendre à une statue. Parmi les vivants, seuls les personnages qu’il juge remarquables ont le droit d’être sculptés en buste. Les autres, simples talents, ont leurs visages sculptés en médaillon. Cette dernière forme est une entreprise très personnelle qui remettra d’ailleurs à la mode ce type de sculpture. Ce sont avec les commandes de Condé

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 (Salon de 1817) et de Bonchamps

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 (Salon de 1824) que s’ouvre, de façon très remarquée, sa carrière de sculpteur d’histoire et pour son talent de portraitiste. Son engagement républicain lui vaut des commandes importantes et lui permet d’en refuser aussi de nombreuses autres comme par exemple le Tombeau de Napoléon aux Invalides.

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Galerie David d’Angers

Depuis 1984, les oeuvres sculptées de David d’Angers sont exposées dans l’ancienne abbaye Toussaint restaurée, à Angers. La verrière, remplaçant la voûte effondrée, diffuse une lumière naturelle qui dialogue avec les sculptures et confère au lieu une magie particulière.

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Gutemberg dont l’original en bronze se trouve à Strasbourg

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Jean Bart dont l’original en bronze se trouve à Dunkerque 

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fronton du Panthéon

22664805 225x300 David dAngersLe roi René, statue à Aix-en-Provence
                

5 janvier 1856, mort de David d’Angers à paris, enterré au Père-Lachaise.

Curnonsky – Prince des Gastronomes

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Maurice-Edmond SAILLAND
dit
CURNONSKY
1872 – 1956

Prince des gastrnomes.

Maurice-Edmond Sailland dit « Curnonsky » est né à Angers, 10 avenue de Contades, le 12 octobre 1872. L’imprudence d’un médecin tue sa mère moins d’un mois après sa naissance… Le père reste marqué. Il finit par délaisser sa distillerie et son associé Drillon pour disparaître avec sa maîtresse, vers 1883. Le jeune Sailland est élevé par sa « bonne grand-mère », Alphonsine Mazeran, née Bouchard.

De sa grand-mère, fine lettrée qui lui lit toute la « Comédie humaine » de Balzac, et de ses professeurs à l’externat Saint-Maurille, Maurice Sailland tient toute son éducation, et surtout ce goût pour la littérature. Il entame des études de lettres à Paris, mais préfère bientôt entrer dans le journalisme humoristique et aux « ateliers de Willy » en 1895.

C’est Alphone Allais qui lui aurait conseillé de prendre un pseudonyme « un nom en sky » puisque la mode était à la Russie.

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menu curnonsky 1928 298x300 Curnonsky

Dans le domaine de la « réclame », il forge nombre de slogans qui font la fortune de grandes marques commerciales. C’est lui qui baptise du nom de « Bibendum » le bonhomme en pneus de Michelin. A une firme qui lui demandait un slogan pour vanter la margarine, il envoie cette phrase lapidaire: « rien ne vaut le beurre ».

Doyen des chroniqueurs gastronomiques, il s’occupe à partir de 1919 de remettre en honneur les cuisines régionales et de promouvoir « la sainte alliance du tourisme et de la gastronomie ». Avec son ami Marcel Rouff, il sillonne les provinces de France.

En 1928, Curnonsky fonde avec quelques amis l’Académie des gastronomes, dotée des mêmes statuts que l’Académie française. Sa popularité lui vaut, grâce à l’appui des Angevins de Paris menés par Henry Coutant, d’être élu en 1927 « Prince des gastronomes ».

cuisine et vins de france 1 300x273 Curnonsky

En 1947, il crée la revue « Cuisine et Vins de France », qui paraît toujours. Pour son quatre-vingtième anniversaire, quatre-vingt restaurateurs marquent sa place dans leur établissement et l’invitent à vie. Il décède d’un malaise, basculant par la fenêtre très basse de son appartement le 22 juillet 1956, à Paris.

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 Source:extrait de Sylvain Bertoldi
Conservateur des Archives d’Angers
.

Joachim du Bellay (1522 – 1560)

 

Joachim du Bellay 198x300 Joachim du Bellay 

Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, en Anjou, en 1522. Il est originaire d’une famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs. Orphelin de père et de mère avant qu’il n’ait 10 ans, il est confié à la tutelle de René, son frère aîné. Ce dernier le néglige. Si l’on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se recueillir dans la solitude des forêts et à rêver sur les bords de la Loire.

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
( tiré des Regrets – 1558)

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux :
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,

Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur Angevine.

Source : Les Grands Ecrivains de la langue française (Edition Robert) et Les Regrets de Du Bellay ( par Judith Chavanne, collection Balise, éditions Nathan)

François Rabelais (vers 1483-1553)

rabelais François Rabelais

1483 — François Rabelais serait né en 1483 ( la date de 1494 est également avancée) à la métairie de la Devinière, près de Chinon en Touraine. Il est le fils d’Antoine Rabelais, sénéchal de Lerné et avocat.

On sait peu de choses de la personnalité de Rabelais, si bien que toutes les hypothèses ont été envisagées. Pour certains, c’est un ivrogne et un jouisseur; pour d’autres un érudit et un travailleur infatigable. Pour les uns, un passionné des lettres; pour les autres un paillard qui égare le lecteur dans des festins orgiaques.
Son parcours, bien que peuplé de plusieurs zones d’ombre est un peu mieux connu : François Rabelais a d’abord été moine, puis traducteur, médecin et enfin écrivain. Son nom est indissociable des deux héros auxquels il a consacré ses écrits : Gargantua et Pantagruel, deux géants, père et fils. Ce n’est pas lui qui les a créés : ils sont en effet issus de la littérature du Moyen âge. Tout juste, s’est il contenté de transformer le petit diable marin assoiffé en un géant en quête de vin mais aussi de savoir et de toutes les richesses du monde.
Il est novice chez les franciscains de la Baumette, près d’Angers. Il suit des études de théologie. Il fait la connaissance de Pierre Amy et d’André Tiraqueau qui l’initient à l’hellénisme.
1533 — Son Pantagruel est condamné par la Sorbonne comme livre obscène . Pour échapper aux conséquences de cette censure, il se met sous la protection de son ancien évêque, Geoffroy d’Estissac .
1534 — Il devient le médecin particuliers de l’évêque de Paris Jean du Bellay (cousin du poète Joachim du Bellay). Il l’accompagne à Rome, il parcourt la Rome Antique.
1535 — Il publie à Lyon la Vie très horrifique du grant Gargantua, père de Pantagruel, sous le même pseudonyme. Ce livre connaît un grand succès mais est également condamné.
1553 — Mort de Rabelais.

1564— Parution, onze ans après sa mort, du cinquième et dernier livre de Pantagruel . (source Wikipédia)

 vinci Léonard de Vinci
Autoportrait de Léonard, par Marie-Charlotte

leonard 300x225 Léonard de Vinci

 

A Amboise, sur l’ile d’or, la statue de Léonard de Vinci contemple la Loire et le Château.

mona lisa Léonard de Vinci
La Joconde, le tableau le plus célèbre au monde

Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci) peintre , sculpteur , orfèvre , musicien , architecte , physicien , astronome , savant , géologue , géomètre , anatomiste , botaniste , alchimiste , inventeur visionnaire , ingénieur mécanicien et militaire , horloger , urbaniste , et homme de science de génie italien multidisciplinaire et ultra prolifique.
Homme d’esprit universel , à la fois artiste , scientifique , inventeur et philosophe humaniste , Léonard de Vinci incarne l’esprit universaliste de la Renaissance dont il fut un des symboles majeurs et demeure l’un des plus grands hommes de cette époque.
1452 — le 15 avril, Léonard nait d’une relation amoureuse illégitime entre son père, Ser Piero da Vinci , notaire de la république d’une riche famille de notables italiens , et sa mère, Catharina, une humble fille de paysans, dans le petit village Toscan d’Anchiano à 2 km du village de Vinci.
(Il naît le 15 avril du calendrier Julien , l’année où l’ Italie adopte le calendrier Grégorien).
À cette époque les conventions d’appellation modernes ne se sont pas encore développées en Europe. Seules les grandes familles font usage du nom de leur « tribu ». L’homme du peuple est désigné par son prénom auquel on adjoint toute précision utile : le nom du père, le lieu d’origine, un surnom (Botticelli), le nom du maître pour un artisan (Andrea del Verrocchio), etc. Par conséquent, le nom de l’artiste est Leonardo di ser Piero da Vinci , ce qui signifie Leonardo, fils de maître Piero, de Vinci . Léonard lui-même signe simplement ses travaux Leonardo ou Io, Leonardo (Moi, Leonardo). La plupart des autorités rapportent donc ses travaux en tant que Leonardo sans le da Vinci . Vraisemblablement il n’emploie pas le nom de son père parce qu’il est un enfant illégitime.
Leonard vit misérablement avec sa mère Catherina.
1457 — Il a 5 ans quand sa mère se marie avec un paysan d’Anchiano. Il est alors admis dans la maison de la famille de son père, du village de Vinci , qui, entre temps, a épousé une jeune fille de bonne famille, âgée de seize ans, Donna Albiera Amadori. Celle-ci sans enfant reporte toute son affection sur Léonard, mais elle meurt très jeune à l’âge de 24 ans en 1465 alors que Léonard à 13 ans. Il fut considéré comme faisant partie de la famille de riche notable de son père mais ne fut jamais légitimé par ce père qui se maria quatre fois et lui donna dix frères et deux sœurs légitimes venus après lui.
1466 — Léonard a 14 ans et sa famille recomposée s’installe à Florence . Le jeune Léonard est proche de la nature, qu’il observe avec une vive curiosité, et s’intéresse à tout. Il dessine déjà des caricatures et écrit à l’envers (écriture en miroir) en dialecte Toscan. Giorgio Vasari , dans sa biographie de Léonard, raconte une anecdote sur les premiers pas dans la carrière artistique de celui qui allait devenir un des plus grands peintres de la Renaissance . Un jour, le père de Léonard, Ser Piero, « prit plusieurs de ses dessins et les soumit à son ami Andrea del Verrocchio qu’il pria instamment de lui dire si Léonard, s’il devait se consacrer à l’art du dessin, pourrait parvenir à quelque chose en cette matière. Andrea s’étonna forts des débuts extraordinaires de Léonard et exhorta Ser Piero à lui permettre de choisir ce métier, sur quoi Ser Piero résolut que Léonard entrerait à l’atelier d’Andrea. Léonard ne se fit pas prier deux fois ; non content d’exercer ce métier, il exerça ensuite tous ceux qui se rattachent à l’art du dessin. » C’est ainsi que Léonard fut placé comme élève apprenti dans un des plus prestigieux ateliers d’art de la Renaissance de Florence sous le patronage d’Andrea del Verrocchio à qui il doit sa formation polytechnique d’excellence, où il côtoya d’autres artistes comme Sandro Botticelli , Pérugin et Domenico Ghirlandaio . Verrocchio était un artiste renommé polytechnique et très éclectique : orfèvre de formation, peintre et sculpteur qui a travaillé pour le riche mécène Laurent de Médicis . Après un an passé au nettoyage des pinceaux et autres petits travaux, Verrocchio initie Léonard à la préparation des couleurs, la décoration, la gravure, la peinture des fresques ainsi qu’à la sculpture sur marbre et sur bronze , puis il confie à son élève qu’il trouve exceptionnel le soin privilégié de terminer ses tableaux. Il n’y a pas d’œuvres de Léonard connues pendant cette période.
1472 — A l’âge de 20 ans, il est enregistré dans le Livre Rouge de la compagnie de St Luc , célèbre guide des artistes peintres de Florence , le Campagnia de Pittori . Sa carrière de peintre débute par des œuvres immédiatement remarquables telles que La vierge à l’œillet , ou L’Annonciation (1473). Il améliore la technique du sfumato (impression de brume) à un point de raffinement jamais atteint avant lui.
1476 — Il est toujours mentionné comme assistant de Verrocchio, mais on suppose qu’entre 1476 et 1478 il possédait aussi son propre atelier car pendant cette période il reçut deux commandes personnelles. Il peint son premier tableau, La madone à l’œillet , et entre, la même année, dans l’atelier de Paolo Ucello , où il étudie la perspective.
1478 — A 26 ans, il quitte son maître après avoir brillamment dépassé celui-ci dans toutes les disciplines. Léonard de Vinci devient alors maître peintre indépendant.
1481 — Le monastère de San Donato lui commande L’Adoration des Mages , mais Léonard, vexé de ne pas être choisi par le Pape Sixte IV pour la décoration de la chapelle Sixtine du Vatican à Rome où il est en concurrence avec Michel Ange , ne terminera jamais ce tableau et quitte Florence pour aller à Milan travailler pour le mécène et Duc de Milan Ludovic Sforza.
Ce dernier l’emploi à des tâches diverses. L’artiste est ainsi « ordonnateur de fêtes et spectacles aux décors somptueux » du palais et invente des machines de théâtre qui émerveillent le public, il peint plusieurs portraits de la cour milanaise et entreprend des études pour rendre navigable le canal de la Martezana.
1483 — Il commence à peindre l’un de ses chefs-d’œuvre les plus admirés : La Vierge aux rochers , pour la chapelle San Francesco Grande. C’est aussi à cette époque qu’il réfléchit à des projets techniques et militaires. Il améliore les horloges , le métier à tisser , les grues … Il étudie aussi l’ urbanisme et propose des plans de cités idéales .
1490 — Vers cette date, il crée une académie portant son nom où il enseigne pendant quelques années son savoir tout en notant ses recherches dans de petits traités. Au cours de cette période, il fait des études pour « Il Cavallo », une statue équestre géante de cheval cabré montée par Francesco Sforza (le père du duc de Milan), une prouesse technique pour l’époque, mais cette sculpture ne sera jamais coulée en bronze.
1495 — Les Dominicains du monastère de Sainte-Marie-des-Grâces lui commandent La Cène qu’il peint à fresque sur le mur du réfectoire du couvent et en 1498 , il réalise le plafond du palais Sforza .
1499 — Les troupes de Louis XII prennent le Duché de Milan et destitue le Duc Ludovic Sforza . Sa statue équestre cabrée est détruite. Louis XII veut découper le mur représentant la Cène pour l’emporter en France.
1500 — En mars il est à Venise pour deux mois après avoir séjourné à Mantoue en compagnie du moine scientifique Luca Pacioli où il fut fortement remarqué pour un portrait d’ Isabelle d’Este (Louvre cabinet des dessins). Fin Avril il est de retour à Florence . Au cours de son séjour sur les bords de la mer Adriatique il étudie les défenses de la frontière orientale de la Sérénissime contre une éventuelle attaque des turcs .
1501 — Séjour dans le couvent de la Santissima Annunziata il reçoit la consécration pour l’esquisse préparatoire représentant La Vierge et sainte Anne . Bref séjour à Rome à la Villa Tivoli pour l’étude des Antiques, réalisation pour le puissant secrétaire d’état de Louis XII , Florimond Robertet , d’une Vierge au fuseau, aujourd’hui disparue.
1502 — Appelé par le prince César Borgia , duc de Valentinois , avec le titre de « capitaine et ingénieur général » il séjourne dans les Marches et la Romagne pour inspecter les forteresses et territoires nouvellement conquis par le fils du Pape Alexandre VI . Rencontre avec Nicolas Machiavel « espion » de Florence au service de César Borgia . 1503 – 1506 Installation au couvent Santa Maria Novella, nouvel atelier du peintre pour le carton de la Bataille d’Anghiari .
1504 — Léonard est consulté par la Seigneurie pour l’emplacement du David de Michel-Ange , son avis s’oppose à celui du « divin », ce dernier obtient gain de cause. Son père décède et Léonard est écarté de l’héritage par son illégitimité. Louis XII sollicite Florence , ou De Vinci réalise des études anatomiques et tente de classer ses innombrables notes, pour que le maître revienne à Milan . Si la Joconde est Mona Lisa del Giocondo, rien n’est moins sûr, début des séances de pose.
1505 — Étude sur le vol des oiseaux , rédaction du codex de Turin.
1506 — Le gouvernement de Florence lui permet de rejoindre le gouverneur Français de Milan Charles d’Amboise , qui le retient auprès de lui malgré les protestations de la Seigneurie.
1507 — Le peintre devient l’héritier de son oncle Francesco, mais ses neveux entament une procédure pour casser le testament . Louis XII est à Milan et Léonard est de nouveau l’ordonnateur des fêtes données dans la capitale lombarde .
1508 — Début de la conception de la Sainte Anne, aujourd’hui au Louvre
1511 — Mort du gouverneur Charles d’Amboise. La France perd et quitte le Milanais après la bataille de Ravenne.
1513 — En septembre, Léonard de Vinci part pour Rome travailler pour le Pape Léon X , de la riche et puissante famille des Médicis .
1514 — Série des « Déluges » une réponse partielle à la version offerte par Michel-Ange , dans la chapelle Sixtine . Projet d’assèchement des marais Pontins , appartenant au duc Julien de Médicis .
1515 — En septembre, le nouveau roi de France François 1er reconquiert le Milanais par la Bataille de Marignan. En novembre il se penche sur un nouveau projet d’aménagement du quartier Médicis à Florence. En décembre rencontre à Bologne avec le roi François 1er .
1516 — Il part travailler en France avec son assistant artiste peintre Francesco Melzi où son nouveau mécène et protecteur, le roi de France François I er l’installe au Clos Lucé près d’ Amboise (Indre-et-Loire) en tant que « premier peintre, ingénieur et architecte du roi ». François I er est fasciné par Léonard de Vinci et le considère comme un père. Projet de construction d’un nouveau palais à Romorantin avec détournement d’un fleuve dans la Sauldre.
1519 — Le 2 mai , après avoir fait son testement le 23 avril devant le notaire d’Amboise, malade depuis de longs mois, Leonard de Vinci est emporté par la maladie au Clos Lucé à l’âge de 67 ans. Vasari, son premier biographe, prétend qu’il est mort dans les bras de François I er mais cela est contesté. Sa tombe est située à la chapelle Saint-Hubert , dans l’enceinte du château d’Amboise .
Léonard de Vinci, toute sa vie célibataire et abstinent, n’ayant jamais eu ni femme ni enfant, lègua l’ensemble de son œuvre considérable pour les faire publier. Ses manuscrits, carnets, documents et instruments furent offerts à son disciple préféré, Francesco Melzi . Melzi est son élève depuis l’âge de 10 ans. Après l’avoir accompagné en France, il resta près de Léonard de Vinci jusqu’à son décès et géra son héritage pendant les 50 années suivant la mort de son maître. De nombreuses peintures (parmi lesquelles la Joconde , la Vierge, l’Enfant et Sainte Anne, le S. Gerolamo…), qui se trouvaient encore en sa possession dans son atelier, furent transmises à un autre élève et disciple très apprécié par de Vinci, Giacomo Caprotti , aussi appelé Salai, entré à son service à l’âge de 15 ans. Les autres biens de de Vinci furent remis à ses serviteurs.
1570 — Décès de Francesco Melzi qui a conservé son héritage toute sa vie sans le publier. À cette date commence la dispersion et la perte des deux tiers des 50 000 documents originaux multi-disciplinaires rédigés en vieux toscan, crypté par Léonard de Vinci. Chaque carnet, manuscrit, page, croquis, dessin, texte, note, etc. est considéré comme une œuvre d’art à part entière. Il ne resterait que 13 000 documents environ, dont une majeure partie est archivée au Vatican . (source Wikipédia)

cristal Antoine CristalAntoine Cristal par Alfred Benon

Antoine Cristal est né à Turquant (49) en 1837, mais il n’est pas né vigneron. Son père, d’origine auvergnate, était marchand ambulant, et non pas ramoneur, comme le disait Cristal par provocation. Antoine continue la profession en se spécialisant dans les textiles et amasse une petite fortune, grâce à un travail acharné et à quelques habiles spéculations. En 1886, il achète le château de Parnay et devient un vigneron avisé. Il aménage le célèbre «  clos des Murs  », près de sa résidence, et le «  clos Cristal  », à Champigny : les ceps de cabernet y traversent des murettes, poussant du côté nord et mûrissant leurs pampres au midi.
  Toujours en sabots de bois, le père Cristal est constamment dans ses vignes ou dans ses caves troglodytiques remarquablement équipées. Il s’oppose avec rage à la chaptalisation et à toute mixture chimique. Ferme républicain et libre penseur, ce notable entre en relations avec Allain-Targé et Charles Ferry, Gambetta et surtout Georges Clémenceau.
  A partir de 1924, quand il se rend dans sa Rolls-Royce de sa maison parisienne de la rue Franklin à Saint-Vincent sur Jard, Clémenceau passe par Parnay et déjeune chez Cristal. Il lui commande quelques caisses de vin, pour lui et pour ses amis, en particulier pour le peintre Claude Monet ( 29 lettres autographes de Cristal sont conservées au Musée Clémenceau ; les réponses de ce dernier sont très amicales ).
  Le 24 décembre 1928, Cristal fait donation du clos qui porte son nom aux Hospices de Saumur. Le vieillard bougon n’est pas particulièrement philanthrope. Voulait-il punir ses héritiers ? Il ne semble pas, puisque sa nièce, Marguerite Vigeant, hérite du château. Le père Cristal pense plutôt à la renommée des Hospices de Beaune et espère par ce geste immortaliser son oeuvre.
 Son ami, le sculpteur Alfred Benon, qui a, plus tard, dressé son buste à Parnay, le dessine à 93 ans, peu avant sa mort, qui survient le 24 janvier 1931.

source : – Fernand ROIMARMIER, « Clemenceau dans le Saumurois chez son ami Cristal, le vigneron de Parnay ( 30 avril 1924-24 novembre 1929 ), S.L.S.A.S., juill. 1932, p. 5- 31.
- Jean-Baptiste DUROSELLE, Clemenceau, Fayard, 1988, p. 901.
- Gino BLANDIN, Histoire du Centre Hospitalier de Saumur , 1996, p. 147-149.

voir → Saumur Champigny

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